J'ai la maladie de la lecture.
Attention, c'est contagieux.
"

Les mois qui suivirent il alla vivre chez elle au dessus du boulevard
Le matelas à même le sol tout de suite à gauche quand on ouvrait la porte
Il suffisait de faire un pas et on était sur le lit
Le balcon n’en était pas un mais l’expression “fumer sur le balcon” était malgré tout employée
Il n’y avait pas de réfrigérateur juste une bouteille de lait et du beurre suspendu à l’extérieur dans un sac plastique
Et il se demandait comment les choses seraient envisagées au mois d’août
Un appartement pour ne pas réfléchir, passer à autre chose après une longue histoire
Il sentait bien qu’il arrivait un peu tôt dans le programme
Et certains soirs en la rejoignant très tard
Il défaisait ses chaussures dès le couloir pour ne pas la réveiller

Elle avait le souvenir enfin d’avoir été emmenée rue d’Orchampt dans la maison de Dalida
Il y avait une fête chez elle, sans elle
A un moment de la soirée quelqu’un avait ouvert un placard à l’étage
Elle avait pu regarder les robes
C’était un souvenir en partie vague pour elle et il n’avait pu s’empêcher d’ajouter d’avantage de flou encore
Comme s’il re-photographiait une image déjà abimée
Il n’avait retenu que la chose importante
Il dormait à côté d’une fille qui un soir avait vu des robes de Dalida dans un placard de la rue d’Orchampt

Ils obtenaient lentement, morceau par morceau, des choses de leur vie
Il parlait de Joe Montana, elle disait “je crois que ma mère fumait en m’attendant
C’est pour ça que je n’ai pas de mémoire

"
—  Vincent Delerm - Robes

(Source : ellednorih)

"La beauté importe au premier chef en ce que la laideur ne peut être souillée, et que l’essence de l’érotisme est la souillure. L’humanité, significative de l’interdit, est transgressée dans l’érotisme. Elle est transgressée, profanée, souillée. Plus grande est la beauté, plus profonde est la souillure."
—  Georges Bataille, L’Érotisme 

(Source : ellednorih)

"Elle a le visage violent d’une briseuse de corps et l’air fou d’une amoureuse des mots."
—  Patrick Besson

(Source : ellednorih)

"En mon cœur idiot, l’idiotie chante à gorge déployée."
—  Georges Bataille, Le Bleu du Ciel

(Source : ellednorih)

Et pour les images http://weheartit.com/isolate

"Soleil de plomb dans le matin
Je pense à toi
Ta bouche
Ta voix
Ton corps dans Paris
Quelque part"
—  Vincent Delerm - Je pense à toi

(Source : ellednorih)

"Faute de renseignements plus précis, personne, à commencer par moi, ne savait ce que j’étais venu foutre sur terre."
—  Jean-Paul Sartre (via ellednorih)

(via ellednorih)

"Dans sa fureur contenue, une grimace la défigura. Elle devint hideuse. Je compris que j’aimais en elle ce violent mouvement. Ce que j’aimais en elle était sa haine, j’aimais la laideur imprévue, la laideur affreuse, que la haine donnait à ses traits. "
—  Georges Bataille, Le Bleu du Ciel

(Source : ellednorih)

a message from besace


Le choix de Sophie, de Styron; Océan mer, de Baricco; La vie est ailleurs, de Kundera; Vie et destin, de Grossman; Le livre de l'intranquillité, de Pessoa; La jeunesse d'Adrien Zograffi, de Istrati, toute la poésie de Juarroz... J'en oublie forcément. Affaire de sensibilité...

a message from Anonyme


Tu sais être sélectif(ve), en ce qui concerne choisir les bons passages, les bons mots dans un livre quelconque. Aurais-tu un bon livre à me conseiller? Quelque chose qui te fait réfléchir jusqu'au bout de la nuit, qui ne te laisse pas indemne. Bises

Très sincèrement, je cherche encore ce livre. Je crois que mon tumblr le clame haut et fort : je lis énormément, et de tout, parce que je cherche. Je cherche un livre qui me tienne éveillée une nuit entière, qui éveille en moi ce que j’ai de plus enfoui. Et je n’ai pas encore trouvé.
Alors je vais laisser mes abonnés répondre à ma place, s’il y en a dont les yeux se posent sur ces lignes.
Bises.

( Et je rajoute ce lien : http://ellednorih.tumblr.com/post/76623756510/quels-sont-vos-livres-preferes-ceux-que-vous )

"Il y a dans la relation amoureuse une forme de férocité infuse et inépuisable."
—  Delphine de Vigan, Les heures souterraines 

(Source : ellednorih)